Panneaux photovoltaïques et solaires

Flambée des prix de l’énergie : l’État instaure un bouclier tarifaire

Mis à jour le

flambée des prix de l'énergie

En octobre, le tarif réglementé du gaz a bondi de 12,6 %, entraînant la crainte d’une hausse semblable des prix de l’électricité. Pour les personnes qui n’ont pas encore investi dans l’énergie solaire, cette forte hausse risque d’avoir d’importantes répercussions sur leur budget quotidien. Face à cette flambée des prix de l’énergie, l’État a décidé d’instaurer un bouclier tarifaire. Initialement prévu jusqu’au 30 juin 2022, il a été prolongé jusqu’à la fin de l’année par le biais d’un décret publié. Voici les détails liés à cette mesure.

Installez des panneaux solaires avec ENGIE My Power
Et réalisez des économies sur votre facture d'électricité

Quelles sont les mesures du bouclier tarifaire ?

Afin que les ménages ne subissent pas trop sévèrement les hausses exceptionnelles des tarifs de l’énergie, Jean Castex, alors Premier ministre, a annoncé plusieurs mesures le 30 septembre 2021.

La première est la mise en place d’une aide supplémentaire de 100 € pour les 6 millions de foyers les plus modestes qui bénéficient déjà du « chèque énergie ». Pour rappel, ce chèque, d’un montant moyen de 150 €, est reçu au printemps par les ménages éligibles.

La deuxième mesure annoncée est le gel des tarifs réglementés du gaz. Ceux-ci n’ont donc pas augmenté pendant tout l’hiver 2021-2022. Cette aide était initialement prévue jusqu’au 30 juin 2022.

Enfin, Jean Castex s’est engagé à ce que les tarifs de l’électricité n’augmentent plus d'ici à la fin de l’année 2021, et que la hausse ne dépasse pas 4 % en 2022.

 

Bouclier tarifaire du gaz : une prolongation annoncée

Les hausses des prix de l’énergie sont telles que le gouvernement a décidé de prolonger le dispositif de bouclier tarifaire sur le gaz. Ainsi, la Première ministre Élisabeth Borne a annoncé qu’un décret publié au Journal officiel prolongerait cette mesure jusqu’à la fin de l’année. Le but est d’amortir les effets des hausses tarifaires sur le portefeuille des Français.

Par ailleurs, l’objectif de la France est de remplir à 100 % ses réserves de gaz d'ici au début de l’automne. Elles sont actuellement à 60 % seulement, ce qui est insuffisant pour faire face efficacement aux tensions attendues à l’hiver prochain et à la baisse des approvisionnements en gaz russe. De plus, elle compte se doter d’un nouveau terminal méthanier flottant, raccordé au port du Havre. Les travaux devraient commencer cet automne, avec une mise en service prévue en septembre 2023, afin que la barge soit disponible pour l’hiver 2023/2024. Ce terminal devrait permettre d’importer plus de gaz naturel liquéfié.

 

Quel est l’impact du bouclier tarifaire sur les ménages français ?

Pour les personnes abonnées au gaz qui n’ont pas de contrat à prix fixe, le bouclier tarifaire a permis une hausse moins importante du prix du gaz sur les six derniers mois : elle aurait pu atteindre 20 % sans l’intervention du gouvernement. Durant cette période, les distributeurs ont donc facturé le gaz moins cher que leur prix d’achat.

Pour l’électricité, le tarif est révisé deux fois par an. La dernière hausse a été plafonnée à 4 %. L’augmentation aurait été d’environ 12 % sans le bouclier tarifaire.

Pour les personnes qui possèdent une installation solaire (panneaux photovoltaïques ou thermiques, chauffe-eau solaire ou encore plancher solaire), l’impact de cette hausse des tarifs et du bouclier tarifaire sera beaucoup moins important.

 

Combien y a-t-il de foyers concernés en France ?

En France, environ 10 millions de personnes sont abonnées au gaz. La moitié de celles-ci ont un contrat à prix fixe sur plusieurs années et ne sont pas touchées par les hausses de tarif. Les autres paient un tarif directement ou indirectement relié au tarif réglementé. Près de 5 millions de Français sont donc concernés.

L’augmentation des prix du gaz et de l’électricité a un impact sur un grand nombre de foyers à travers l’Europe. Le gouvernement français a donc mis en place un bouclier tarifaire, pour aider les ménages à faire face à cette forte hausse. Afin que les conséquences de ces augmentations ne vous touchent plus autant à l’avenir, vous pouvez réduire votre dépendance au gaz naturel et à l’électricité des réseaux distributeurs de plusieurs façons. Vous pouvez par exemple installer des panneaux photovoltaïques, un aides financières que vous pouvez toucher dans le cadre de tels travaux.

Est-ce la première fois qu’un bouclier tarifaire est instauré en France 

Non, sous la présidence de Nicolas Sarkozy et de François Hollande par exemple, un blocage des tarifs du gaz et une limitation des prix de l’électricité avaient été instaurés. Cependant, le Conseil d’État avait contesté ces mesures et les consommateurs avaient dû payer rétroactivement les sommes aux fournisseurs d’énergie. Ça ne devrait pas être le cas cette fois-ci.

Combien ces mesures vont-elles coûter à l’État ?

En théorie, ces mesures devraient être neutres pour les finances de l’État. En effet, le système mis en place cette année propose un lissage des prix. Lorsque les coûts des énergies diminueront à l’échelle mondiale, les consommateurs continueront de payer un tarif plus élevé afin de compenser le gel des tarifs du gaz et la limitation de la hausse de l’électricité.

Pourquoi les prix du gaz et de l’électricité s’envolent-ils ?

Il y a de nombreux facteurs qui expliquent ces hausses. De façon générale, il y a en ce moment une reprise économique mondiale. Celle-ci est liée au ralentissement de la pandémie de COVID-19. Elle entraîne une très forte demande mondiale, alors même que les centrales à gaz ont été en pause pendant longtemps dans le monde entier. Les prix de l’électricité dépendent en partie de ceux du gaz, et augmentent donc de la même manière. Depuis quelques mois, l’Europe a également décidé d’imposer des sanctions économiques à la Russie, en raison de la guerre en Ukraine. La France, tout comme les autres pays de l’Union européenne, limite donc fortement ses importations de gaz russe. Cela augmente les tensions qui existent actuellement sur ses approvisionnements en énergie.